fbpx

La bigorexie, quand le sport devient une obsession

La bigorexie, quand le sport devient une obsession.

Connaissez-vous le terme de « bigorexie » ?

La bigorexie est une maladie reconnue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis 2011, mais reste encore peu connue en France. Elle peut aussi bien toucher les athlètes de haut niveau que les sportifs amateurs, devenus dépendants à la suite d’une pratique sportive excessive.

Les causes

Plusieurs hypothèses ont été faites pour expliquer ce qui amène cette addiction au sport.

Première hypothèse, le rôle des hormones. Les endorphines sont produites pendant une activité sportive. Ces hormones sont libérées par le cerveau pendant et surtout après une activité physique intense. Elles stimulent le circuit du plaisir (dit dopaminergique), ce qui explique le sentiment de bien-être chez les personnes pratiquant un sport et provoquerait l’addiction.

Seconde hypothèse, la bigorexie aurait une origine plus psychologique. Pour certain, la pratique sportive soulage du stress, de l’anxiété ou d’une douleur liée à un évènement. Au fil du temps, cette habitude devient indispensable et se transforme en addiction.

Troisième hypothèse, la bigorexie pourrait être liée au complexe d’Adonis. La pratique intensive est alors un moyen d’atteindre un corps « parfait » et d’augmenter son estime de soi. Modeler son corps, atteindre un poids parfait, se muscler à outrance deviennent des obsessions. La pratique tourne alors à l’addiction.

Les symptômes et les dangers.

Contrairement à d’autres addictions, la bigorexie ne se manifeste pas forcément physiologiquement.

Par exemple, l’évolution de la courbe de poids n’est pas forcément alarmante. De plus, ce n’est pas forcément le temps passé à faire du sport qui est révélateur d’une bigorexie, mais plutôt les répercussions sur la vie privée ou professionnelle. On peut reconnaître cette maladie avec différents symptômes :

  • Un comportement obsessionnel autour du sport.

Les personnes souffrant de bigorexie consacrent de plus en plus de temps à l’activité physique, en délaissant leur vie personnelle et professionnelle. Le sport devient la priorité et entraîne un isolement social.

  • Une obsession pour son corps.

Les personnes développent alors une obsession pour leur physique, leurs performances ; ce qui engendre un sacrifice de tout au profit du sport.

  • Des signes de manque à l’arrêt de l’activité sportive.

Les personnes présentent des symptômes de sevrage lorsqu’elles sont privées d’activité sportive (en cas de blessure par exemple) : tristesse, irritabilité, culpabilité…

  • De ne plus être à l’écoute de son corps.

L’addiction entraîne les sportifs à repousser leurs limites, toujours plus loin, ce qui peut être à l’origine d’épuisement et de blessures parfois graves (fractures de fatigue, lésions musculaires…).

Nos conseils pour lutter contre la bigorexie.

Prendre conscience du phénomène, s’informer, c’est un peu se protéger ou faire un pas vers la guérison. N’hésitez pas à en parler.

A l’instar de toute addiction, la bigorexie peut se traiter avec une prise en charge thérapeutique ciblée auprès d’un psychologue, médecin spécialisé et/ou addictologue. Le but ne sera pas d’arrêter totalement l’activité mais d’apprendre à retrouver du plaisir et à restaurer la liberté de choix dans la pratique. 

Le sport doit rester un plaisir. Ne pas devenir une contrainte.

Ne perdez jamais de vue la raison pour laquelle vous avez commencé à faire du sport. Gardez ce plaisir. Écoutez votre corps et trouvez des moments de plaisir dans votre routine sportive.

C’est aussi pour cette raison que nous avons créé Elemat.

Justine & Mat

Suivez nous sur Instagram et Facebook.